New York rejette le sacre de Trump
Au MetLife Stadium, Donald Trump veut faire de la finale Espagne-Argentine son plébiscite personnel. Cette mise en scène se heurte à la colère d'une métropole new-yorkaise hostile à sa politique. Décryptage d'une opération de communication à haut risque, où les huées locales menacent de parasiter les écrans du monde entier.
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En choisissant le MetLife Stadium pour s'offrir un plébiscite international, Donald Trump s'expose à la fureur d'une métropole new-yorkaise qui lui est viscéralement hostile. Entre l'indifférence des habitants pour le soccer et leur rejet de la politique présidentielle à l'approche des midterms, la finale s'annonce comme un revers de communication majeur. Les huées promises par le public local risquent de briser la mise en scène de la Maison Blanche, malgré les tentatives de censure des diffuseurs.
Vendredi, Donald Trump a reçu Gianni Infantino à la Trump Tower. Cette mise en scène officielle intervient après la révélation d'un appel téléphonique du locataire de la Maison-Blanche au patron de la FIFA, destiné à faire annuler le carton rouge reçu par le joueur américain Folarin Balogun. L'attaquant a pu disputer le huitième de finale perdu contre la Belgique.
Ce dimanche 19 juillet à 21 heures, heure française, le chef de l'État remettra le trophée au vainqueur de la finale Espagne-Argentine au MetLife Stadium d'East Rutherford. L'enceinte de 80 000 places accueillera Melania Trump, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney. Le président argentin Javier Milei a décliné l'invitation par superstition.
Dimanche après-midi, les rues de Manhattan affichent un calme déroutant. Les supporters de la Roja et de l'Albiceleste se font rares de Central Park à Times Square, tandis que les habitants de la métropole se désintéressent d'une discipline sportive qui peine à s'imposer localement. Les esprits se tournent vers un autre scrutin. Les élections de mi-mandat prévues en novembre saturent les discussions politiques, laissant présager un revers électoral redouté par le clan républicain qui craint déjà de futures procédures d'impeachment au Congrès.