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La fête nationale belge: entre rigueur royale et détresse budgétaire
Le roi Philippe a prononcé ce lundi 20 juillet 2026 son traditionnel discours depuis le Palais de Bruxelles, appelant à de stricts efforts budgétaires pour redresser les finances publiques. Ce mardi 21 juillet, la Belgique fait pourtant défiler pour la première fois ses nouveaux avions de chasse F-35, acquis pour 4,5 milliards d'euros. Cette démonstration de force militaire interroge les priorités stratégiques du gouvernement de coalition de Bart De Wever. Les arbitrages financiers à venir entre la Défense et les services publics locaux restent à définir. Sous un soleil de plomb, le pavé bruxellois résonne d'une étrange colère. Rue de la Régence, les pompiers en grève croisent les bras, protestant contre la pénurie d'effectifs. Soudain, un vrombissement lourd déchire l'azur. C'est le F-35 de Lockheed Martin qui surgit au-dessus du boulevard du Jardin Botanique, fendant l'air pour son premier bain de foule aérien. Trente-quatre de ces monstres d'acier ont été commandés pour la bagatelle de 4,5 milliards d'euros. Sur la tribune d'honneur, le Premier ministre Bart De Wever et son ministre de la Défense Theo Francken lèvent les yeux vers cette démonstration de force technologique. À leurs côtés, le roi Philippe contemple ce gouffre financier volant, lui qui, la veille encore, réclamait la rigueur à ses sujets. L'acier américain brille, mais les caisses de l'État sonnent désespérément creux. Le souverain l’a dit sans fard, assis à son bureau du Palais de Bruxelles: la deuil budgétaire guette, le déficit grince, et chaque sou doit être pesé à l'aune d'une équité indispensable. L’avertissement royal du 20 juillet 2026 ne souffre aucune ambiguïté. Pourtant, l’encre de son discours est à peine sèche que les calculettes de l’État s’affolent face à l’inévitable facture militaire. C’est là que le bât blesse pour la coalition de Bart De Wever. Ce contraste saisissant entre le défilé d’acier américain et la gro…
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