Trouver dix milliards d'euros sans brider une économie belge en stagnation
Bart De Wever et la coalition Arizona entament ce mardi un marathon budgétaire pour freiner un déficit menaçant d'atteindre 8 % du PIB d'ici 2031. Face à la croissance nulle constatée au deuxième trimestre 2026, l'exécutif doit arbitrer entre rigueur fiscale et relance de l'activité. Analyse des leviers d'une stratégie visant à éviter l'auto-alimentation de la dette. Le produit intérieur brut de la Belgique s'élevait à environ 642 milliards d'euros en 2025. L'exécutif doit remettre sa trajectoire pluriannuelle à la Commission européenne avant le 15 octobre prochain. Si les règles de l'Union imposent un assainissement de 7,7 milliards d'euros, le cabinet privilégie une marge de sécurité supérieure pour anticiper d'éventuels chocs internationaux. Cette pression budgétaire naît de la crainte de voir les intérêts de la dette dépasser le taux de croissance. Ce cycle financier menace la solvabilité nationale. En 2025, l'absence d'accord budgétaire avait contraint l'État à fonctionner sous le régime des douzièmes provisoires. L'économiste Bart Van Craeynest rappelle qu'un seul point de PIB supplémentaire injecterait 3 milliards d'euros de recettes fiscales dans les caisses publiques. Le scénario d'une harmonisation de la TVA à 9 % revient sur la table des discussions bilatérales. Cette réforme technique vise à compenser le coût de la baisse de la fiscalité sur le travail, estimé à 5 milliards d'euros par an, tout en déplaçant la charge fiscale vers la consommation finale. Le projet prévoit d'augmenter la quotité exemptée d'impôt pour offrir un gain moyen de 823 euros par an à chaque contribuable belge. Pour le Premier ministre, ce glissement fiscal doit stimuler l'emploi. L'épargne salariale constitue un levier budgétaire immédiat avec un rendement potentiel d'un milliard d'euros. Le gouvernement envisage de soumettre à cotisations les primes d'intéressement et les abondements patronaux dès qu'ils …
La négligence humaine brave l'alerte rouge des massifs wallons
Ce mercredi 29 juillet 2026, le thermomètre franchit les 30 degrés et le CORTEX fait basculer la Wallonie en alerte rouge pour les milieux ouverts. J'ai vu la terre craqueler sous un soleil de plomb, rappelant l'été 2018, pendant que les provinces de Liège, Namur et Luxembourg se transforment en véritables poudrières végétales. À Gedinne, il a fallu soixante pompiers et des renforts français pour fixer sept hectares de résineux partis en fumée à la Croix-Scaille. On interdit, on prévient, mais la fumée des bivouacs clandestins continue de narguer les arrêtés de police du gouverneur Denis Mathen. La bêtise humaine est un combustible que même l'alerte rouge ne parvient pas à refroidir. Cette bêtise est une statistique: neuf sinistres sur dix naissent d'une main distraite ou d'un mépris souverain pour la règle. À Furfooz, il a fallu pomper l'eau de la Lesse pour sauver deux hectares de réserve naturelle, tandis que les drones survolaient les cendres de Viroinval. On jette encore des mégots par les portières et l'on gare des moteurs brûlants dans les herbes hautes. Vincent Verrue, du DNF, l'avoue sans détour: face à cet entêtement, personne ne peut prétendre que nous sommes prêts. Voyez Bertrix, où l'on s'apprête à accueillir trente mille curieux pour la « Demo Forest », malgré le ciel qui menace de s'embraser. Cent soixante-dix exposants vont faire vrombir leurs machines sur un parcours de quatre kilomètres tracé en pleine forêt publique. Natacha Perat, la coordinatrice de cette kermesse sylvestre, assure que les abords sont débroussaillés et que l'interdiction de fumer sera surveillée comme le lait sur le feu par les agents du DNF. C’est une curiosité unique en Europe de voir ces engins en action réelle, mais le risque, lui, n'a rien d'un spectacle pour des services de secours déjà sur les dents. À la Croix-Scaille, le travail de Sisyphe a débuté sous un vent qui s'obstine à souffler sur les cendres. Patr…
Au MetLife Stadium, Donald Trump veut faire de la finale Espagne-Argentine son plébiscite personnel. Cette mise en scène se heurte à la colère d'une métropole new-yorkaise hostile à sa politique. Décryptage d'une opération de communication à haut risque, où les huées locales menacent de parasiter les écrans du monde entier. Vendredi, Donald Trump a reçu Gianni Infantino à la Trump Tower. Cette mise en scène officielle intervient après la révélation d'un appel téléphonique du locataire de la Maison-Blanche au patron de la FIFA, destiné à faire annuler le carton rouge reçu par le joueur américain Folarin Balogun. L'attaquant a pu disputer le huitième de finale perdu contre la Belgique. Ce dimanche 19 juillet à 21 heures, heure française, le chef de l'État remettra le trophée au vainqueur de la finale Espagne-Argentine au MetLife Stadium d'East Rutherford. L'enceinte de 80 000 places accueillera Melania Trump, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney. Le président argentin Javier Milei a décliné l'invitation par superstition. Dimanche après-midi, les rues de Manhattan affichent un calme déroutant. Les supporters de la Roja et de l'Albiceleste se font rares de Central Park à Times Square, tandis que les habitants de la métropole se désintéressent d'une discipline sportive qui peine à s'imposer localement. Les esprits se tournent vers un autre scrutin. Les élections de mi-mandat prévues en novembre saturent les discussions politiques, laissant présager un revers électoral redouté par le clan républicain qui craint déjà de futures procédures d'impeachment au Congrès. Dans la tribune officielle, l'ambiance s'annonce glaciale. Le président argentin Javier Milei a choisi de rester à Buenos Aires pour suivre la rencontre devant sa télévision, drapé dans sa veste fétiche de la compagnie pétrolière YPF par pure superstition. Donald Trump devra composer av…