Matthieu Pigasse, le banquier d'affaires qui drague la gauche pour 2027
À Châteauneuf-sur-Isère, ce mois d'août 2026, l'air vibre d'une étrange alliance entre les coffres-forts et les barricades. Matthieu Pigasse, banquier de haut vol, y déploie ses « convergences » avec les Insoumis pour 2027. Derrière les sourires à Manuel Bompard, nous décryptons la manœuvre d'un homme qui veut transformer l'or en bulletins de vote. Tee-shirt noir et baskets blanches, le patron de Combat Media déboule sur l’estrade le 22 août 2026. Cet ancien du cabinet de Dominique Strauss-Kahn, diplômé de l’ENA, ne se contente plus de négocier les créances de la Grèce ou de l’Ukraine. Devant un millier de militants, il certifie désormais la viabilité économique du programme insoumis, décrivant une France entrée en zone « prérévolutionnaire ». La manœuvre s’est accélérée en mai 2026, lors d’un échange à l’Hôtel Providence où il glissait à Olivier Faure sa disponibilité pour le premier rôle. Entre deux restructurations de dettes souveraines, le propriétaire de Radio Nova, des *Inrocks*, du journal le Monde participait à l'université d'été de la France Insoumise. L'occasion de prendre à revers le monde de la finance en assénant: "ce que vous dites à LFI, c’est possible, économiquement" au sujet de la sortie de Jean-Luc Mélenchon qui avait promis, quelques jours plus tôt de "foutre au feu" la dette française. Jordan Bardella a dégainé sur le réseau social X, fustigeant une « économie pour les nuls » et accusant le banquier de raconter n'importe quoi. Pour le patron du Rassemblement national, l'idée d'effacer les créances détenues par la Banque de France est une illusion comptable: l'institution appartenant à l'État, les intérêts qu'elle perçoit lui reviennent déjà sous forme de dividendes. Pigasse ne désarme pas et renvoie l'eurodéputé à l'étude du bilan de l'Eurosystème, où dorment près de 700 milliards d'euros de titres souverains français. « Qui décide de ce que nous faisons de notre argent? No…
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Washington dirige le Venezuela et démantèle le TPI
En janvier, les forces américaines ont mis la main sur Nicolás Maduro. Depuis, le Venezuela respire un air nouveau, celui de Washington. Delcy Rodríguez, présidente par intérim, a réorganisé l'état-major militaire le 25 juillet. Dans la foulée, le pays, sous la tutelle américaine, s'est retiré du Tribunal Pénal International, une décision saluée par Donald Trump lui-même le 25 juillet. La souveraineté vénézuélienne, autrefois un cri, est devenue un murmure sous la direction de Marco Rubio, le vice-roi de facto depuis les bureaux de Washington. Ce n'est plus une question d'influence, mais de mainmise. Washington dicte sa loi, écartant María Corina Machado des pourparlers pour de nouvelles élections. Donald Trump, lui, salue le "travail fantastique" de Delcy Rodríguez, pendant que son administration orchestre le démantèlement du Tribunal Pénal International. Le Venezuela devient un laboratoire grandeur nature de la puissance américaine unilatérale. Les pourparlers pour une « transition démocratique » s'ouvriront le 1er août. L'administration américaine les soutient. L'opposition, pourtant, n'y sera pas représentée par María Corina Machado, la figure la plus populaire du pays. C'est Dinorah Figuera, exilée depuis 2018 en Espagne, qui a fait son retour à Caracas pour prendre la tête des négociations. Le Département d'État américain l'avait invitée. La nouvelle a pris de court une grande partie de l'opposition qui avait désigné Machado pour ces discussions. La Maison Blanche, elle, a découragé le retour de Machado, craignant des troubles civils. Machado avait pourtant offert sa médaille du prix Nobel à Donald Trump en janvier. Voilà comment on bâtit une démocratie, en choisissant ses interlocuteurs. À Washington, Marco Rubio ne se contente pas de regarder. Le secrétaire d'État, selon le *New York Times*, dirige le Venezuela depuis son bureau, un « vice-roi de facto ». Pendant ce temps, Delcy Rodríguez remanie les forces…
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Benjamin Netanyahu percute le plan Trump pour sauver son siège en octobre
Le 9 août 2026, Benjamin Netanyahou a jeté aux orties le plan en 15 points du « Conseil de Paix » de Trump. En boudant cette feuille de route acceptée par le Hamas, il choisit l'isolement pour souder sa coalition. Analyse d'un calcul où le maintien au pouvoir l'emporte sur l'alliance américaine. Le Conseil de Paix de Donald Trump a déballé son document de médiation à la fin juillet 2026 pour forcer le verrou de la seconde étape. Le Hamas, à la surprise des chancelleries, avait mordu à l’hameçon le vendredi précédent, consentant à rendre les armes contre le départ des troupes qui quadrillent plus de 60 % de l'enclave. L’émissaire Nikolaï Mladenov s’est dépêché lundi à Jérusalem pour jurer que pas un brodequin ne quitterait le sable avant un désarmement « complet » et vérifié. Peine perdue: au cours d'une séance du cabinet de sécurité, le Premier ministre a exigé un désarmement « véritable » comme préalable absolu, gelant ainsi les positions de Tsahal sur le terrain. Dans les couloirs de la Knesset, le vacarme des alliés naturels de la coalition couvre les appels au calme de Washington. Betsalel Smotrich, ministre des Finances, et Orit Strock, chargée de la Colonisation, ne se contentent plus de menacer; ils exigent désormais un nouveau vote sur ce plan qu'ils jugent dénaturé par les concessions faites au mouvement islamiste. Pour ces gardiens du dogme territorial, l'idée même de lâcher un pouce de terrain avant l'effacement total du Hamas relève de la trahison pure et simple. Benjamin Netanyahou, funambule en sursis, a dû ajourner la réunion du cabinet de sécurité initialement prévue mardi, officiellement pour se concentrer sur la bataille des primaires du Likoud qui fait rage. Tal Elovits, chercheur au centre de réflexion Molad, y voit une manœuvre de campagne limpide destinée à verrouiller l'électorat le plus dur avant le scrutin crucial du 27 octobre 2026. Le Premier ministre n'est plus un …
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Le maire de New York menace d’écrouer Benjamin Netanyahou.
En septembre, à New York, le maire Zohran Mamdani étudie l'arrestation du dirigeant israélien Benjamin Netanyahu lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Cette initiative municipale frappe directement la Maison-Blanche. À Washington, Donald Trump négocie avec l'Iran pour stabiliser la région et rouvrir le détroit d'Hormuz; l'action de New York menace de faire dérailler ces tractations. Le président américain tente désormais de neutraliser ce conflit domestique aux répercussions géopolitiques imprévisibles. Devant ce court-circuitage inédit, la diplomatie fédérale s'efforce de sauver ses équilibres. Le samedi 18 juillet 2026, derrière les micros du *New York Times*, le maire Zohran Mamdani a prononcé la sentence: « Je pense que le Premier ministre Netanyahu a sa place à La Haye ». À moins de deux mois de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, ses juristes évaluent si la police municipale peut légalement menotter un dirigeant étranger sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Cette offensive locale percute la diplomatie de la Maison-Blanche. À Washington, les émissaires fédéraux négocient un accord précaire avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Hormuz. En menaçant d'arrêter l'allié israélien, la municipalité introduit une instabilité domestique incontrôlable, capable de saboter les équilibres géopolitiques de l'exécutif au Moyen-Orient. La Maison-Blanche tente de consolider l'accord intérimaire signé le 17 juin 2026 avec Téhéran. Les négociations, censées aboutir sous soixante jours, exigent un cessez-le-feu global s'étendant jusqu'au Liban où l'armée israélienne maintient ses troupes. Pour l'Iran, la condition est absolue: si les agressions israéliennes se poursuivent au sud du Liban, Téhéran menace de bloquer à nouveau le détroit d'Hormuz. Ce passage maritime, par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié mondial, venait à peine d'être rouvert. C'est dans cet équilibre précai…
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Tunisie: la STEG, monopole d’État qui coupe l’oxygène des malades
Depuis la mi-juillet 2026, la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG), dirigée par Fayçal Trifa, impose des coupures tournantes à travers la Tunisie pour éviter l'effondrement d'un réseau saturé par la canicule. Si l'opérateur qualifie ces délestages de « moindre mal » technique, cette gestion sans calendrier transparent prive brutalement de courant des milliers de foyers. La survie des malades sous assistance respiratoire à domicile dépend désormais d'un rétablissement de l'énergie effectué sans aucun préavis. Reste à savoir comment ce monopole d'État compte assumer le coût humain et économique d'une crise qu'il refuse d'anticiper. À Sidi Bouzid, le thermomètre flirte avec les 48°C à l'ombre. Dans une chambre étouffante, le ronronnement régulier du concentrateur d'oxygène d'un vieil homme s'arrête net. Plus un souffle. Dehors, un silence lourd s'installe, brisé seulement par le hurlement lointain d'une sirène d'ambulance. C'est l'heure du délestage surprise de la STEG. Sur sa page Facebook, le monopole d'État publie de longues listes de quartiers menacés, mais refuse de fixer des horaires précis. « Le rétablissement du courant s'effectuera sans préavis », prévient froidement l'administration. Pour les malades à domicile, chaque minute d'obscurité devient une roulette russe respiratoire. C'était le « moindre mal » promis par les ingénieurs de Tunis. Dans les bureaux climatisés de Tunis, la direction de la STEG a trouvé sa parade linguistique. Hend Ennaifer, directrice commerciale, plaide l'« imprévisible » sur les ondes d'Express FM. Pour elle, couper le courant est un « choix technique » indispensable pour éviter l'effondrement généralisé. L'équation est pourtant simple: la demande d'électricité culmine à 5 000 mégawatts quand les centrales n'en produisent que 4 630. Ce déficit de 370 mégawatts, la STEG le gère à la petite semaine, en coupant les lignes à sa guise. Cette arithmétique bu…
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Le Pen, le tribunal et l'urne
En se pourvoyant en cassation, la candidate du Rassemblement National suspend sa peine mais ne lève pas l'hypothèque judiciaire. Le calendrier de la Cour transforme sa course à l'Élysée en un pari à haut risque : la décision, attendue juste avant le premier tour d'avril 2027, la présentera aux électeurs soit blanchie, soit fraîchement condamnée. Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris a condamné Marine Le Pen pour détournement de fonds publics à une peine d'un an sous bracelet électronique. Les juges, au nom de la « liberté de choix de l’électeur », ne l'ont toutefois pas privée de son éligibilité. Le soir même, sur le plateau de TF1, la cheffe du Rassemblement national a annoncé son pourvoi en cassation, une procédure qui suspend immédiatement l'exécution de sa peine. Dans la foulée, elle a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, lançant sa campagne dès le lendemain dans la Sarthe. La Cour de cassation a précisé son calendrier le 8 juillet: elle pourrait rendre son arrêt « au plus tard début avril 2027 ». Une décision qui tomberait ainsi juste avant le premier tour du scrutin, prévu le 18 avril 2027. Le pourvoi en cassation de Marine Le Pen repose sur un unique et mince argument de droit, déjà balayé à deux reprises. Sa défense soutient que l'article 432-15 du Code pénal, qui punit le détournement de fonds par une « personne dépositaire de l'autorité publique », ne s'applique qu'aux agents nationaux. Un député européen, plaide-t-on, relèverait d'une instance internationale et échapperait donc à ce cadre. La cour d'appel de Paris a sèchement rejeté cette lecture. Dans leur arrêt, les magistrats ont estimé qu'un élu au Parlement européen exerce bien une « mission de service public » et que les fonds européens, issus des contributions des États membres, sont bien des « fonds publics ». La Cour de cassation, qui ne juge que la bonne application du droit et non le fond de l'affaire, devra donc trancher ce point techn…